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Plus d'un travailleur belge sur quatre qui reprend le travail après un burn-out ou une dépression retombe en incapacité dans l'année. Une étude de cohorte belge publiée en 2026 estime ce taux à 27,9 %. Pour une reprise du travail après un burn-out, le premier jour de retour n'est donc pas la ligne d'arrivée. C'est le début de la phase la plus risquée.
La bonne nouvelle : la rechute n'est pas due au hasard. L'étude montre qui est le plus exposé, et des données d'essais montrent ce qui peut réduire ce risque.
Des chercheurs belges affiliés à la KU Leuven et à Idewe ont suivi 148 travailleurs qui ont repris le travail entre avril 2022 et janvier 2024 après une incapacité pour burn-out ou dépression. Chacun était invité à remplir cinq questionnaires sur les 12 mois suivants. Les résultats ont été publiés en mai 2026 dans le Journal of Occupational Rehabilitation.
En clair : beaucoup de personnes reviennent alors qu'elles ont encore des symptômes, et ce sont ces symptômes qui annoncent qui va repartir. Être de retour à son poste ne veut pas dire être rétabli.
Une rechute, c'est une deuxième absence qui s'ajoute à la première. L'équipe absorbe à nouveau la charge. Le manager réorganise à nouveau. Et l'effort de réintégration déjà fourni est perdu.
Elle touche aussi la seule partie de l'absentéisme belge qui ne s'améliore pas. Les chiffres de Securex, portant sur 188.857 travailleurs du secteur privé, montrent que le taux d'absence global est passé de 8,49 % en 2024 à 8,09 % en 2025 : la première baisse nette en 25 ans. Mais les absences de plus d'un an sont restées à 3,35 %, un niveau historiquement élevé. La directrice médicale de Helan souligne que les affections physiques suivent souvent un parcours de rétablissement plus prévisible, alors que les problèmes psychosociaux comme le burn-out compliquent la réintégration.
Le cadre légal s'est aussi durci. Pour les incapacités qui ont débuté à partir du 1er janvier 2026, l'employeur doit demander au médecin du travail d'évaluer un travailleur en incapacité depuis au moins huit semaines. Les employeurs de 20 travailleurs ou plus doivent lancer un trajet de réintégration au plus tard six mois après le début de l'incapacité lorsque la personne a encore une capacité de travail, sous peine d'amende en vertu du Code pénal social. Nous avons analysé la réforme plus large dans notre article sur la réforme de l'incapacité de travail. Une rechute qui se transforme en longue absence peut vous ramener tout droit dans cette procédure.
La plupart des organisations considèrent le retour comme la fin du dossier. La personne est revenue, la reprise progressive suit son cours, et l'attention passe à autre chose. Cette approche a trois angles morts.
Un seul entretien de reprise ne règle rien de tout cela. Le risque court sur une année entière, le suivi doit donc suivre le même rythme.
Suivez combien de retours après une absence pour raisons psychiques débouchent sur une nouvelle absence dans les 3, 6 et 12 mois. Faites-le au niveau de l'équipe ou de l'entreprise, jamais par personne nommée. Sans ce chiffre, impossible de savoir si votre processus de retour fonctionne.
Les données d'essais désignent précisément cette fenêtre. Dans un essai randomisé par grappes mené aux Pays-Bas auprès de 158 travailleurs, des médecins du travail formés à une méthode de résolution de problèmes en cinq étapes l'ont appliquée durant les deux premières semaines après le retour. Sur les 12 mois suivants, leurs travailleurs avaient moins de risques d'une nouvelle absence pour raisons psychiques (odds ratio 0,40), et une éventuelle nouvelle absence survenait plus tard (hazard ratio 0,53). Demandez à votre service de prévention s'il utilise une approche structurée de résolution de problèmes au moment du retour. Veillez ensuite à ce que le manager donne suite à ce qui en ressort.
Notez ce qui change, pour combien de temps, et qui vérifie. Prévoyez des points à un, trois, six et douze mois. Le risque de rechute court sur une année entière, et une date d'évaluation dans l'agenda est le moyen le moins coûteux de faire tenir les aménagements aussi longtemps. Ces points ne fonctionnent que si la personne ose dire qu'un arrangement ne marche pas, d'où l'importance de la sécurité psychologique.
Si les conditions qui ont contribué à l'absence n'ont pas changé, la personne revient dans le même contexte. Les employeurs belges doivent déjà analyser les risques psychosociaux dans cinq domaines : organisation du travail, contenu du travail, conditions de travail, conditions de vie au travail et relations interpersonnelles au travail. Appliquez cette grille au poste de la personne qui revient. Dans la cohorte belge, le travail en équipes fixes allait de pair avec une capacité de travail plus faible au retour.
Les symptômes résiduels prédisent la rechute : l'accès à un soutien psychologique confidentiel ne doit donc pas s'arrêter le jour du retour. Et depuis le 1er janvier 2026, un travailleur qui risque de tomber en incapacité peut demander à son employeur si son poste peut être adapté, avant même toute absence. Ce droit n'aide que si les gens savent qu'il existe : dites-le-leur.
Dans une étude belge de 2026 portant sur 148 travailleurs revenus après un burn-out ou une dépression, on estime que 27,9 % ont connu une nouvelle absence pour maladie dans les 12 mois.
Pour les incapacités qui débutent à partir du 1er janvier 2026, l'employeur doit demander au médecin du travail d'évaluer un travailleur en incapacité depuis au moins huit semaines. Les employeurs de 20 travailleurs ou plus doivent lancer un trajet de réintégration au plus tard six mois après le début de l'incapacité lorsque la personne a une capacité de travail. À défaut, une amende est possible.
Aucune mesure isolée ne la garantit. Les données plaident pour un entretien structuré de résolution de problèmes dans les premières semaines, une attention aux symptômes encore présents, des aménagements écrits et réévalués pendant l'année, et des changements dans le poste lorsque le poste faisait partie du problème.
Pas forcément. Les auteurs de l'étude belge concluent que l'essentiel est un équilibre entre un rétablissement suffisant et des étapes de retour au bon moment. Comme les symptômes au retour prédisent la rechute, le plan de reprise doit en tenir compte au lieu de les ignorer.
Evoluno accompagne les travailleurs avant, pendant et après une reprise du travail, avec des psychologues, des coachs et une application de self-care. Parlez-en avec notre équipe.
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